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Jeudi 28 juin (Grein – près Linz)

Que j’ai bien dormi !! Petit matelas qui m’arrive au mollet, pas trop épais et une mini-tente mais que j’ai bien dormi. Je déjeune au joli village de Grein de grosses brioches à la boulangerie-pâtisserie.

Je quitte, toujours heureuse le matin d’être sur mon vélo. Le Danube dans cette portion est plutôt droit, le vent s’y engouffre bien, parfois monotone comme parcours: longue bande surélevée le long du fleuve, pas de village. Je décide qu’à Passau je ferai un bout en train pour plutôt prendre le circuit qui descend vers le sud à partir d’Ulm.

Sur mon trajet la ville de Enn qui est supposée être une belle ville très ancienne. Je sors du circuit pour m’y arrêter. Et là un peu en avant ce gars avec son vélo pliable que je croise depuis trois jours !! Chanceuse de l’avoir rencontré à nouveau. Il connaît très bien la région où je veux me diriger autour du lac près de Constance. Il me donne beaucoup d’informations, les endroits où je devrais aller et tout… chanceuse encore une fois. Moi qui ne suis jamais certaine de mes choix, me voilà confirmée dans ma décision. Il arrive de Enn et me dit que l’arrêt n’en vaut pas la peine. Je reviens donc sur la piste pour continuer ma route. Je sais maintenant son nom: merci Ulrich !!

À différents endroits de petits traversiers pour les cyclistes qui permettent de changer de rive. Il y a une piste des deux côtés. Je suis toujours aussi étonnée par l’organisation de ces circuits cyclables. Quels avantages pour ces campagnes revitalisées par tous ces cyclistes-touristes qui dorment dans les auberges, mangent dans les restos, s’arrêtent dans les cafés. Je pense à la piste autour du lac St-Jean au Québec. Il devrait y en avoir beaucoup plus un peu partout chez nous qui nous permettraient d’aller d’une région à une autre puis revenir en train…mais ça, c’est pas pour demain, mais je suis certaine que ce serait populaire.

Je décide d’arrêter dans un camping que j’ai vu sur la carte un peu dépassé Linz. J’y arrive. C’est ici ?? Il y a un restaurant et en face un joli terrain tout gazonné avec des pommiers et un grand champ cultivé qui le longe. Aucune tente ou campeur. Je m’informe au resto, oui c’est ici, 5 euros pour la nuit. Il y a des toilettes, des douches, en fait une douche… parfait. Dans la soirée, je rencontre les proprios plutôt jeunes. Le camping était à leurs grand-parents. C’est maintenant eux qui s’en occupent en plus de leur travail. Ils sont sympathiques, on discute pendant une bonne heure. Ils me disent qu’hier soir ils y avaient au moins 16 cyclistes ici, mais aujourd’hui…que moi. Ce sont surtout des Hollandais, parfois des Français, mais très rarement des Allemands qui y viennent. Ça m’étonne, car ce sont surtout des Allemands que je rencontre. Oui, mais la plupart ne campent pas qu’ils me disent. Plus tard, j’essaie de m’endormir, mais je sursaute…j’entends… tac tac…un bruit sur ma tente. Le coeur m’arrête, je n’ai pas encore recommencé à respirer et encore…tac tac…Mais qu’est-ce que c’est ?? Je suis quand même seule ici même si la maison des proprios est juste à côté. Je réalise…ce sont des pommettes qui tombent sur ma tente !! Ne jamais installer sa tente sous un pommier, pas une bonne idée… ;-)