«

»

7 au 10 juillet (Lac de Constance – auberge et camping)

Samedi, 7 juillet et Dimanche 8 juillet

9h30, je quitte l’auberge de jeunesse de Uberlingen. Je ne veux pas aller très loin aujourd’hui. Après 4 km, je passe devant une très belle auberge avec un magnifique jardin, des chaises longues. Seulement la piste cyclable la sépare d’une petite plage sur le lac de Constance, un endroit paisible, attirant. Il me tente cet endroit. Je m’arrête, demande le prix, il reste une place pour ce soir… vraiment hors budget pour moi. Je continue mon chemin. Un peu plus loin je m’arrête pour visiter ce site reconstitué où a été trouvé ce village de maisons sur pilotis remontant à l’âge de pierre et de bronze (4000-850 av. JC.) puis court arrêt à Meerburg où je prends des infos pour le ferry qui m’amènera à Konstanz de l’autre côté du lac.

Elle me trotte toujours dans la tête cette auberge… La femme qui m’a répondu aussi, si sympathique. Allez!! Je reviens sur mes pas et j’y retourne. Ce sera mon cadeau de voyage, 2 jours sur le bord du lac de Constance dans un magnifique endroit.

Suzanne ma soeur m’a préparé mon site sur lequel je veux déposer ce que j’ai écrit jusqu’à maintenant. Sinon, je ne donne pas beaucoup de nouvelles depuis que je suis partie. J’appelle Richard de temps en temps, mais pas beaucoup de courriels. Je profiterai donc de ces 2 jours pour nourrir mon nouveau blogue. En partant d’ici j’aimerais envoyer le lien à ma famille, à mes amis.

Cette femme que j’ai rencontrée, c’est Claudia. Cette auberge était tenue par ses parents, mais maintenant c’est son frère et elle qui s’en occupent. Ses parents y sont quand même toujours, mais aussi sa tante, Ella, si gentille aussi. Claudia a vécu pendant plus de 20 ans à New York. Elle y a toujours un appartement. Nous discutons, elle me raconte sa profession dans le milieu de la mode là-bas. J’aimerais bien la revoir quand elle sera en Amérique. J’ai toute de suite aimé cette personne, dès la première rencontre.

Lundi 9 juillet

Je déménage mes pénates à 300 mètres de l’auberge… dans un camping juste à côté. Je ne l’avais pas remarqué la première journée. C’est juste le lendemain que je l’ai vu, presque caché par d’énormes portes toujours verrouillées. Qui s’occupe de ce camping ?? Claire une fille de Montréal !!! J’ai installé ma tente à 3 mètres du lac. Il fait chaud, il fait beau, je plonge dans le lac, je reviens écrire un peu, j’y suis merveilleusement bien. Ces quelques jours de repos sans visiter, sans me demander non plus où sera ma prochaine destination me plaisent beaucoup. Souvent dans mon voyage, je changeais de place tous les jours. C’est bien de s’arrêter un peu. Mon trajet pour les prochains jours est aussi pas mal décidé, je n’ai donc pas à y penser non plus. Mon coin de travail: mon matelas de sol appuyé sur un arbre au bord de l’eau. Honnêtement, je peux dire que pour une fraction du prix, j’y suis aussi bien qu’à l’auberge. Mais… il fait beau… ce qui n’était pas le cas à ma première nuit en hôtel: pluie et vent.

En fin d’après-midi arrive un père avec son fils à vélo. Il installe sa tente juste à côté. Je le comprends, c’est le plus bel endroit du camping. Nous discutons un peu il me propose de les accompagnés, ils vont souper tout près d’ici sur une ferme qui fait aussi restaurant avec les produits de leur ferme. Pourquoi pas? Nous arrivons juste avant la fermeture de leur magasin. Ils y vendent des légumes, des oeufs, mais aussi de l’alcool qu’ils fabriquent eux-mêmes à partir de différents fruits: poire, cerise, pomme. Au restaurant les gens se servent eux-mêmes leur carafon de cidre ou de vin, rouge ou blanc, à partir de distributeurs automatiques comme l’on verrait pour des boissons gazeuses. Ce fut un très agréable repas avec Andrea, le papa, et Lucca, son fils. Ils sont allemands. Un peu plus tard dans la soirée je rencontrerai aussi le couple dans le campeur juste à côté. Ils sont hollandais: Lies et Peter. Il m’offre un verre de vin et nous passons le reste de la soirée ensemble. Je suis chanceuse de rencontrer tous ces gens si sympathiques. C’est ce que j’aime du camping. Les rencontres sont faciles, simples.

Mardi 10 juillet

Je sors de ma tente, mon intention est d’aller à la boulangerie tout près acheter des trucs pour mon déjeuner. Je vois Andrea, il en arrive et a déjà acheté des pains pour eux, mais aussi pour moi. Je suis gâtée. Plus tard, Lies et Pieter m’offrent un café et me donne même un sandwich pour le midi. Eux partent en vélo pour une balade. J’avais pensé les accompagner, mais je veux terminer d’écrire. J’aimerais donner l’adresse de mon site bientôt. Le soir ils m’invitent à souper. Je suis gâtée. Un peu avant j’ai discuté avec Claire, cette québécoise qui tient le camping. Elle est en Allemagne depuis 20 ans. Attirée au début par l’aventure elle y est restée.